Présentation générale

Fort de plus de soixante chercheurs de haut niveau, le CIERL (Centre Interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité) a pour ambition de constituer un pôle d’excellence visible au sein de l’Institution universitaire. Intégré dans le nouveau Département de Philosophie et de Sciences des Religions, le CIERL est agréé par le FNRS comme l'un des dix laboratoires de référence en Sciences Humaines au sein de la Communauté Française.

Depuis 2003, le CIERL poursuit les activités de recherches menées jusqu'alors par l'Institut d'Etude des Religions et de la Laïcité (IERL), à savoir l’organisation de séminaires et de colloques internationaux, ainsi que la publication d’une revue scientifique reconnue sur le plan international ("Problèmes d’histoire des religions") et de la collection "Spiritualités et Pensées Libres" aux Editions de l’Université de Bruxelles. Il maintient et renforce ce qui a fait l’originalité et la spécificité de la démarche menée par l’IERL durant près de vingt ans, et qui fut elle-même la perpétuation des activités et de l’esprit de l’Institut d’Histoire du Christianisme, créé en 1965.


Historique
   
Aux origines du CIERL, il faut placer l’enseignement d’Eugène Goblet d’Alviella (1846-1925), pionnier de l’histoire scientifique des religions, qu’il enseigna à l’Université libre de Bruxelles de 1884 à 1914.Titulaire de la chaire, l’une des premières au monde, après la Hollande en 1877, mais avant l’École pratique des hautes Études de Paris, en 1886, l’auteur de La Migration des Symboles (1891) concevait l’histoire des religions comme une science critique et comparative, objective dans ses méthodes, libre exaministe dans son esprit.

Ces orientations furent celles-là même que choisirent d’imprimer en 1965 à leurs enseignements les fondateurs — François Masai et Jean Préaux — de l’Institut d’histoire du christianisme, annexé à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles. l’Institut entendit d’emblée proposer à ses auditeurs une approche dégagée de tout apriorisme confessionnel, ce qui constitue aujourd’hui encore notre spécificité.

En 1985, sous l’impulsion du professeur Hervé Hasquin, l’ancien Institut a considérablement élargi le champ de ses préoccupations en se transformant en Institut d’étude des religions et de la laïcité et s’est donné pour objectif l’étude scientifique du phénomène religieux dans toutes ses dimensions et dans sa relation avec la pensée libre. L’Institut s’est en outre intéressé à l’histoire de la franc-maçonnerie universelle, à travers les activités d’une chaire d’enseignement spécifique nommée Chaire Théodore Verhaegen, en hommage au fondateur de l’Université libre de Bruxelles.

Depuis l’année académique 2003-2004, le programme d’enseignement de l’IERL a été intégré au sein du nouveau Département de philosophie et de sciences des religions. Celui-ci dispense, à travers des diplômes d’études complémentaires (DEC) et approfondies (DEA), un enseignement structuré permettant d’acquérir une formation scientifique en étude des religions, à laquelle participent, dans une perspective pluridisciplinaire, philologues, historiens, philosophes, historiens de l’art… Et ce dans les domaines des polythéismes antiques, de l’histoire du christianisme, de l’histoire, de la pensée et de la civilisation juives, de l’histoire, de la pensée et de la civilisation de l’islam, ainsi que dans le domaine de la laïcité, du rationalisme et de la franc-maçonnerie.

Quant aux activités de recherche de l’IERL, ainsi que ses manifestations scientifiques (colloques, séminaires…), elles ont été reprises sous l’appellation de CIERL.

Dans un monde où le phénomène religieux continue à largement imprégner la pensée, la société et la politique, le CIERL espère favoriser l’investissement personnel dans la compréhension des phénomènes religieux considérés dans leur globalité. Il a également l’ambition de fournir à tous ceux que leurs activités ou leurs engagements culturels et pédagogiques (par exemple dans le cadre des cours de morale et de philosophie ou d’histoire comparée des religions) amènent à s’intéresser aux questions religieuses les outils critiques d’interprétation dont ils peuvent avoir besoin.


Objectifs
   

Le CIERL, centre fédérateur, a pour vocation de réunir l’ensemble des chercheurs, des unités de recherche et des groupes informels de recherche qui, à l’Université libre de Bruxelles, s’intéressent aux sciences des religions et à la libre pensée. Il le fait dans une perspective pluridisciplinaire, rassemblant philologues, historiens, philosophes, historiens d’art, ethnologues… dans un esprit de collégialité et de participation respectueux de la liberté académique de chacun.

Lieu de recherche fondamentale et appliquée, lieu d’expertise et de réflexion, le CIERL se veut proche des acteurs sociaux. Il poursuit ainsi, grâce notamment à l’abondante documentation recueillie depuis plus de vingt ans et à la qualité de ses chercheurs, la mission d’observatoire du fait religieux qui fut celle de l’IERL, en particulier en ce qui concerne le phénomène sectaire, l’évolution du catholicisme contemporain et les combats de la laïcité.
Domaines d'étude
   
Le CIERL vise l’étude scientifique et non apologétique du phénomène religieux dans toutes ses dimensions — idéologique, conceptuelle, historique, sociale, politique — et dans sa relation avec les manifestations de la pensée libre. Il couvre, sans exclusive, l’étude des phénomènes religieux et les spiritualités, dans leurs expressions contemporaines tant qu’anciennes, intellectuelles tant que populaires — depuis les polythéismes antiques, les religions dites primitives, les grandes religions monothéistes et les dévotions populaires, jusqu’aux croyances du “New Age”.

De la même manière, il intégre, tout autant que le domaine des sciences des religions, les diverses formes de pensées libres et la franc-maçonnerie. Y sont donc mises en oeuvre des disciplines telles que l’histoire des religions et des pensées libres, mais aussi la sociologie et l’anthropologie religieuses, la théologie, l’histoire des institutions comme des pratiques et des formes d’expression esthétiques.

Organisation


Le CIERL fédère dorénavant au sein de la même entité l’ensemble des activités de recherche, dans le domaine des polythéismes antiques, de l’histoire du christianisme, de l’histoire, de la pensée et de la civilisation juives, de l’histoire, de la pensée et de la civilisation de l’islam, ainsi que la laïcité, le rationalisme et la franc-maçonnerie.

Centre fédérateur, le CIERL est transdisciplinaire, assurant la jonction entre des méthodologies diverses, des perspectives variées et des horizons multiples : il est ainsi, avant tout, un lieu vital pour le croisement des savoirs, invitant au comparatisme et étendant sa curiosité aux territoires historiques, aux aires culturelles et aux champs linguistiques les plus variés. Il vise à promouvoir des recherches qui se situent à l’intersection des disciplines traditionnelles et à les organiser suivant des modalités en adéquation avec le mouvement actuel du progrès scientifique. Enraciné dans la Faculté de Philosophie et Lettres, il a une perspective interfacultaire, et rassemble des chercheurs venus de plusieurs facultés, en encourageant les collaborations.

Le CIERL est tout à la fois un centre de recherche et le siège de bibliothèques spécialisées qui conservent la documentation relative à son domaine d’étude. Il a pour objectif l’étude scientifique du phénomène religieux dans toutes ses dimensions — idéologique, sociale, politique — et dans sa relation avec les manifestations de la pensée libre. Il s’intéresse en outre à l’histoire de la franc-maçonnerie et abrite les activités de la Chaire Théodore Verhaegen.

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